Ze big slip
Prudon attaque Le grand sommeil (Ze big slip) de Chandler, il écorne son détective avec un « Philippe Marleau » exceptionnel.
Ze big slip démarre en fanfarre, pied au plancher (avec un début tout en érection par moment digne de la tirade du nez)
Tout Prudon y est : « Paris le samedi 18 mars 2006, jour de manif et de tournoi des cinq Nations. Tout est réel : la date, les lieux. Moi-même je suis aussi réel que possible et pourtant comme nous tous désormais je suis devenu incapable de dire ou d’écrire la réalité : j’évolue comme une algue pensante dans un monde qui a la consistance d’un fantasme.(…) Cochin, c’est-à-dire la folie, la prison et la mort, pour déboucher sur une foule de jeunes en colère avec le grand pistolet que mon fils m’a demandé de lui apporter dans la cadre de son intérim, et un bébé mort dans un sac Adidas. »
Prudon vient jouer les éléments perturbateurs dans une collection au format pourtant bien « cadré ».
Suite noire, c’est l’idée à JB Pouy (le papa du Poulpe) : Rendre hommage à sa façon à la Série noire de l’époque. “Je suis tombé sur Alain Guesnier, agent de production d’Agora Films. Il en avait assez de se prendre la tête avec le cinoche. Alors, peut-être à cause d’un père imprimeur,”
JB appelle les copains et lance l’affaire. Contraintes Oulipouspesques habituelles – Seuls les auteurs ayant été publié à la Série noire sont concernés, « proposer de courts romans, les livres seront soignés - une «couv’» en carton (mais sans quatrième!) - comme les premières Série Noires- du papier de qualité et un prix ne dépassant pas 10€ »
Dès le début, Alain Guesnier a en tête l’idée d’un passage à l’écran. Plusieurs films seront lancés. Un saison de 8 histoires puis s’en est terminé….
Une adaptation de Ze Big Slip « aurait » été tournée, librement inspirée. Mais là, je dois continuer mes recherches…
« Quand il y a trop de passage dans ma tête, je détourne le trafic vers la culture potagère. Il faut désherber son jardin. »

